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Lettre ouverte à celles et ceux qui m'ont rendue écolo

La bio de notre rédactrice, c’est « Végano-gaucho-écolo-féministe. Combo. ». Aujourd’hui, elle se sentait pleine de gratitude et avait envie d’écrire une lettre ouverte à tous ceux qui ont permis d’intégrer la notion « écolo » dans son autodéfinition. Ces « vous » à qui elle s’adresse, ce sont des proches et des inconnu.e.s d’hier et d’aujourd’hui. On a tous quelqu’un à remercier pour notre vision du monde, envoyez-lui cet article pour le lui déclarer !

La parole à elle.

Chers vous,

Qui m’avez un jour mis une claque, un coup de pied, une caresse ou une pichenette, vous qui m’avez de cette manière amenée à être la fervente écolo auto-proclamée que je suis aujourd’hui, vous avez ceci de commun que vous ne m’avez jamais quittée depuis.

Vous, qui m’avez appris qu’un arbre avait vécu plus de choses, avait vu plus d’histoires, avait abrité plus de vies que je n’en concevrai jamais.

Vous, qui m’avez fait voir les plages comme des trésors, les bois flottés comme des œuvres, les mégots comme des aberrations et les sacs plastiques comme des ennemis à ne jamais sous-estimer.

Vous, qui m’avez enseigné comme une évidence que le riz ne s’achetait pas en paquet et que le poisson ne naissait pas pané.

Vous, qui m’avez expliqué, argumenté, découpé, chaque morceau d’information qui me semblait trop gros à digérer.

Vous, qui m’avez appris à reconnaître bleues et charbonnières, rouvres et pédonculés.

Vous, qui avez laissé des opinions se forger dans un cerveau si jeune qu’il aurait pourtant été simple à modeler.

Vous, qui avez tenu des conférences dont les mots partage, équilibre, cohérence et humilité se sont imprimés dans mon cerveau placé derrière des yeux d’enfant émerveillés.

Vous, qui créez chaque jour du contenu sourcé, pertinent, bienveillant et fondateur sur un réseau d’information devenu aussi dangereux qu’indispensable.

Vous, qui tenez bon face à la censure de certains et à l’ignominie d’autres sans jamais renoncer à vos convictions (aussi pertinentes ou fallacieuses soient-elles).

Vous, qui m’avez obligée à remettre chaque caillou soulevé à sa place car le plus petit des écosystèmes a son importance.

Vous, qui m’avez envoyé des informations non sollicitées sur l’urgence d’agir, m’amenant à appréhender la situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui.

Vous, qui me faites me remettre à ma place en rappelant régulièrement à mon bon souvenir la place de l’Homme dans l’existence de la Terre, et la place de la Terre dans l’existence de l’Univers.

Vous, qui par vos aspirations me confortez dans l’idée que pour autant rien n’est vain.

Vous, qui me donnez l’opportunité par votre projet de faire de mon engagement personnel une activité salariée.

Vous, qui me rappelez que ce n’est pas la Terre qu’il faut sauver (car Gaïa se débrouille très bien sans nous) mais un écosystème dans lequel l’humanité s’éloigne de son intégrité en se croyant ou intouchable ou prise pour cible.

Merci.

Merci car sans vous, je ne pourrais pas défendre ardemment les convictions qui divergent parfois des vôtres.

Merci car sans vous, je n’aurais toujours pas de gourde réutilisable.

Merci car sans vous, les alternatives éthiques aux produits issus des excès de l’aberrante industrie capitaliste n’existeraient pas.

Merci car sans vous, je ne prendrais pas pleinement conscience de l’impact de ma consommation sur le monde qui m’entoure.

Merci car sans vous, je n’aurais jamais accédé au poste que j’occupe aujourd’hui, me permettant d’alerter et d’informer à mon tour sur notre responsabilité commune.

Merci car sans vous, je n’aurais pas l’esprit critique de discerner réalité scientifique et greenwashing organisé.

Merci car sans vous, j’aurais pu croire que le local Made in France était un enjeu communautaire alors qu’il est avant tout écologique.

Merci car sans vous, j’aurais pu croire que le Bio était un enjeu sanitaire alors qu’il est avant tout écologique voire social.

Merci car sans vous, j’aurais pu croire que manger du chocolat cru, bio et végane était un truc de bobo alors qu’il est simplement synonyme de plaisir simple et cohérent.

Merci car sans vous, j’aurais pu croire que me démaquiller avec des cotons réutilisables c’était un truc de fauché alors que c’est simplement du bon sens.

Merci car sans vous, j’aurais pu croire qu’éviter les additifs c’était un truc de flippé, alors que c’est simplement de l’ordre de la santé publique.

Merci car sans vous, je n’aurais pas comme adage de faire passer mes convictions avant mon confort.

Merci car sans vous, je n’aurais jamais su comment transformer la rage, l’abattement et l’énergie qui se développent au fil des jours en actions concrètes et réfléchies.

Merci car sans vous, je ne pourrais pas clamer avec toute mon intégrité, ma conscience et mes valeurs que je suis fière de proposer, dans la sélection éthique d’EthicAdvisor, une floppée de solutions durables et sensées !

Youna Zerrouki

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